Que signifie de nos jours être un Flamand de France ?
Il n’existe pas de réponse unique à cette question. Il y a en fait autant de réponses que de Flamands de France.
Qu’est ce qu’un Flamand de France ? Quelqu’un qui est nait en Flandre française ou quelqu’un qui y habite ? Ou tout simplement l’un des deux ?
Une autre question, que pouvons-nous faire en tant que Flamand de France pour la Flandre française ? Pour la France ? Pour la Flandre belge ? Pour les Pays Bas et pour l’Europe ?
Et la langue ? Faut’ il pouvoir parler la langue régionale flamande ou le Néerlandais pour être un Flamand de France ?
Quels sont nos points communs avec les Flamands de Belgique à part le fait que nous sommes tous deux Flamands ? Et avec les Néerlandais ?
Quelles sont les caractéristiques des Flamands de France par rapport aux autres communautés de France ? Et aux autres français ?
Le but de cet article est d’aller plus qu’un portrait simpliste qui a été fait pour les ch’tis.
Qu’est ce que la Flandre française ?
Lorsque l’on parle de la Flandre française, on peut parler en fait de deux régions différentes :
-
• La Flandre flamandophone se trouvant entre Dunkerque et Bailleul (définition en général utilisée par Den draed).
• La Flandre se trouvant en Dunkerque et Douai (Flandre romane + Flandre flamandophone). Lille est souvent appelée, la capitale de la Flandre, pourtant le flamand n’y fut parlé que jusqu’au 8éme siècle. De nombreux lillois se réclament flamands, mais on ne trouve plus de traditions flamandes à Lille.
Qu’est ce qu’un Flamand de France?
Un Flamand de France est un habitant de la Flandre française (encore appelé le Westhoek français) ou quelqu’un de né en Flandre française.
Les dunkerquois sont-ils des flamands français ?
Dunkerque se situe en Flandre française, les Dunkerquois sont par conséquent des Flamands de France. La raison pour laquelle les Dunkerquois ne se sentent pas toujours Flamands est plus liée à l’ignorance et aux préjugés concernant les flamands de France (envers eux-mêmes finalement) qu’à autre chose.
Quelqu’un n’étant pas originaire de Flandre française, mais y vivant, est ‘il un Flamand de France ?
C’est à lui-même de décider. Il est toujours intéressant de voir des gens n’ étant pas originaires de Flandre française apprendre notre langue, s’intéresser à la culture flamande, la promouvoir et la défendre. Nous pourrions même dire que ces personnes sont plus flamandes que les Flamands de souche ne parlant ni flamand, ni néerlandais et ne connaissant rien de la culture et des traditions flamandes.
Les Flamands de France et leur culture
Les Flamands de France disposent comme les Bretons, les Alsaciens, les Basques, les Catalans, les Corses de leur propre culture qui est différente de celle du reste de la France. Il est tout d’abord important que les Flamands de France préservent leur culture et en assurent sa survie. Le terme culture regroupe la langue (la langue régionale flamande), les traditions, l’architecture mais également notre façon de vivre, notre manière de penser … Il existe différentes associations telles que l’ANVT, Yser Houck … qui œuvrent pour la préservation de notre héritage. Lorsque nous parlons de notre culture, il ne faut pas uniquement regarder vers le passé, mais également vers le présent et l’avenir. Il est important que des groupes de musiques chantent en Flamand de France, que des auteurs écrivent des livres en Flamand. Les nouveaux bâtiments qui sont construits peuvent respecter les principes de l’architecture flamande et être indiqués en Flamand. Les autobus circulant à Dunkerque peuvent indiquer les arrêts en Flamand de France. Cela est le cas en Bretagne, pourquoi pas en Flandre française ?
Que peuvent faire les Flamands de France ?
Les Flamands de France peuvent faire quelque chose pour la Flandre française en défendant les intérêts et la culture flamandes, en prenant de nouvelles initiatives en et pour la Flandre française. Grâce à son histoire et à sa situation géographique, la Flandre française peut former un pont entre la France d’un côté et la Flandre belge et les Pays Bas de l’autre et de part la même renforcer l’Europe.
Les Flamands de France et la langue
Les Flamands de France et la langue, un sujet délicat. Quelle langue devraient parler les Flamands de France ? La langue régionale flamande ou le Néerlandais ? C’est aux flamands même de décider selon leurs besoins, leurs sentiments. Dans tous les cas, il n’y a pas de mauvais choix. Un Flamand de France ne parlant ni le Flamand ni le Néerlandais, est-il un flamand ?
Den draed pense que oui. Mais si vous réfléchissez bien, c’est tout de même bête que des Flamands de France doivent communiquer en français ou en anglais à des Flamands belges ou des Néerlandais.
Dans le cas où la langue n’a pas été apprise à l’école, il est toujours possible soit de suivre des cours du soir, soit d’apprendre dans les livres. De plus, si vous apprenez le Néerlandais, il est possible de regarder ou d’écouter les programmes de la VRT. Toutes les chaînes de TV (één, Canvas et Ketnet), de même que toutes les radios (Radio 1, Radio 2, Klara, MNM et Studio Brussel) de la VRT sont disponibles en Flandre française. Den draed édite même des fiches de langue.
Les Flamands de France doivent oser parler la langue régionale flamande et le Néerlandais entre eux. Quand on réfléchit bien, c’est quand même stupide que des Flamands parlent entre eux en français.
Les Flamands de France et la Flandre belge et les Pays Bas
Nous avons beaucoup plus de points communs avec la Flandre belge et la Pays Bas que nous le pensons.
La plus grande partie de notre histoire est commune avec celle de la Flandre belge et des Pays Bas, plus grande que celle avec la France. L’architecture de nos églises, de nos mairies ainsi que nos autres anciens bâtiments est identique à celle que l’on trouve en Belgique et aux Pays Bas. Comme en Belgique, nous avons des beffrois. Notre langue : Le flamand fait parti de la même famille que le Néerlandais qui est langue officielle en Belgique et aux Pays Bas. Nos habitudes alimentaires sont également très proches les unes des autres: la carbonade flamande, la bière, les frites, les croustillions hollandais … L’utilisation du vélo est beaucoup plus répandue chez nous que dans le reste de la France. Notre sens de l’entreprenariat est également très proche de celui de nos cousins du nord.
Un dernier exemple que l’on retrouve avec l’ancienne génération d’hommes politiques locaux. Au contraire du reste de la France et de la nouvelle génération complètement parisianisée ; en Flandre française, droite et gauche pouvaient gouverner ensemble comme c’est actuellement le cas en Flandre Belge et aux Pays Bas.
Les Flamands de France et les ch’tis
Parler des Flamands de France et des ch’tis, c’est comme parler des corses et de bretons. Ils n’ont rien à voir ensemble, nous n’avons à voir avec les ch’tis. Nous sommes de germains, ce sont des latins. Notre manière de vivre, de penser est totalement différente. Un exemple, le charbon fait parti de la culture ch’ti; en Flandre française, il n’y a jamais eu une seule mine. Vous allez dire que nous habitons dans la même région, mais notre région est une composition de deux départements dessinés de façon arbitraire par des parisiens durant la révolution française qui n’ont tenu aucun compte de la réalité.
La poubelle du journalisme français à savoir « la voix du nord » essaie de nous faire oublier que nous sommes des flamands en nous forçant à adopter l’identité ch’ti, mais fort heureusement, cela ne marche pas.
Les Flamands de France et les autres français
Cela fait à peu près 350 ans que notre bout de Flandre est devenue française. Comme les basques, les catalans, les alsaciens, les bretons, les corses, nous avons notre propre culture, notre propre langue. La France est un pays centralisé qui au contraire de ce qu’il clame aux quatre coins de monde déteste la diversité. Pour Paris, les français doivent être des copies les uns des autres et de préférence avec un modèle parisien. C’est à nous de faire en sorte que cette diversité reste malgré les tentatives régulières de Paris de nous faire oublier qui nous sommes.
Sommes-nous français ? Oui, c’est notre nationalité.
Sommes nous d’abord français ou flamand ? Devons nous être fier d’être français ? C’est à chaque flamand de France de répondre à la question.
Un portrait du Flamand de France
Sans avoir pour objectif de tomber dans les clichés, Den draed a essayé d’établir un portrait type du Flamand de France.
-
• Nous, flamands de France sommes des Nord-européens, des germains. Le Flamand de France est discipliné et respecte les règles.
• Nous ne respectons pas seulement les règles, mais également les hommes sans qu’il soit tenu compte de leurs origines.
• Comme indiqué ci-dessus, nous sommes des entrepreneurs.
• Nous sommes sociaux. Si l’on regarde de près nos traditions, l’on peut s’apercevoir que les voisins y jouent un rôle important. Pour nous, une société harmonieuse est importante.
Les Flamands de France sont’ ils parfaits ? Certainement pas.
-
• Le Flamand de France n’est pas assez assertif, il dit trop facilement oui. Il ne pose pas assez ses conditions et ses exigences. La quasi disparation du flamand de France est l’une des conséquences de ce manque d’assertivité.
• Les Flamands de France ne sont pas assez fiers de leur culture ce qui mène à une disparation de cette dernière.
• Les Flamands de France n’ont pas assez d’esprit de communauté comme cela est le cas dans les autres communautés de France.
Une conclusion ?
Le but de cet article était de se regarder dans le miroir, de regarder où nous sommes, ce que l’on peut faire, vers où nous pouvons aller.
Le but de cet article était également casser la caricature et la diabolisation de notre peuple orchestré par le journal le plus médiocre de France : « La voix du nord » et donc de donner une véritable image de nous.
Réagir à cet article en Néerlandais sur le forum “La Flandre française en néerlandais”


Cela fait plaisir de revoir Den Draed après les congés d’été ! (plutôt aoûtien non ?)
Les définitions du flamande France me plaisent, mais il est vrai que le manque d’asertivité est fort. Les flamands de France voient doubles, flamands entre eux (et encore) mais ont la honte de le dire en présence d’un étranger.
Quant à la VdN, elle a encore titrée lors de la braderie de Lille que le ch’ti était l’accent régional. Quant on est flamand, une caractéristique serait : on ne s’abonne pas à la Voix du Nord ! Ce serait plutôt La Voix du sud du Nord..
Toet a noste kee
Votre conception est assez limitée… Lille, Douai, Tourcoing, Roubaix… sont de langue picarde historiquement. La Flandre française, et je me reconnais, me revendique Flamand, est une terre de rencontre des cultures latines et germaniques. La Flandre parle flamand, parle néerlandais, parle français et parle picard.
Je vous concède bien volontier que ce terme chti est aliénant, mais il ne repose sur aucune réalité et il ne faut surtout colporter les écrits de ceux qui ne connaissent rien sur les langues régionales et qui nous disent que le “chti” est une langue.. Il n’en est rien. Le chti n’existe pas, il n’est qu’une appellation.
Que faites vous des Artésiens et des Hennuyers, de Jehan Bodel dit Li Bochu (beau terme picard…) dans l’Arras du 13e siècle qui rayonnait sur l’Europe avec un beau lion de Flandre sur son blason…
Il faut éviter les discours “hérités” d’un certain flamingantisme anti-roman, et avoir une conception historique juste de nos Pays-Bas.
A chés pleuves/Toe e naeste keer
Certes oui, et je me renseignerai sur les personnages que vous nommez. Il est vrai que Arras possède une architecture plus flamande que Dunkerque (la faute à la reconstruction) et que Douai affiche le Lion Flamand au sommet de son beffroi.
Cela n’empêche pas ces coins là du “Ch’Nord”, commes disent certains, de ne pas se revendiquer Flamand : la Wallonie les avoisine, les noms des communes n’ont rien de Flamand ou presque, le parler est picard (comme vous le rappelez), et je pense que les gens là-bas se considèrent ch’ti, ou pour les plus fins, sans doute artésien, du Hainaut, etc…
Il me semble que les révolutionnaires de 1789 ont hélas tout mélanger en appelant ça : le Nord. Notons qu’ils ne se sont pas fait suer, pour rester poli.
Alors oui nous avons des choses en commun – nous leur sommes plus proches que les Basques ne le sont – mais cela s’avère assez limité. l’ANVT n’a par exemple aucune ambition sur la Flandre romane, me semble t-il.
Le comté de Flandre à tojours était bilingue, la Flandre romane fait partie intégrante de la Flandre.
Douai, Lille, Orchies et Tournai sont des villes flamandes.
Tournai était le seul évéché flamand, d’ailleurs le nom de la cathédrale de cette ville est Notre Dame Flamande.
Plusieurs comte de Flandre furent inhumés à Lille ou sa région.
Réduire la Flandre est vraiment idiot, de quels droits en exclure la Flandre romane ?
Je suis née à Lille et je suis donc aussi flamande que ceux de Bailleul ou Dunkerque.
Ma ville est une création des comtes de Flandre qui y ont résidés et ou ils ont ont construit plusieurs demeures, le chateau du Buc, le palais de la Salle.
Il ne me semble pas que Dunkerque fut une résidence comtale contrairement à Lille.
Je manges des frites, des carbonnades, du po’je vleesch, du waterzoi.
Dans ma ville l’architecture est plus flamande que Dunkerque, les musées regorge de peinture flamande.
Je ne me considére pas ch’ti et je parle la même langue que le très intelligent, très fin et surtout très humble Duinkerkenaer.
Bien dit Agnès.
Le “réductionnisme linguistique”, hérité des Jacobins, fait qu’on assimile l’identité d’un peuple à la langue qu’il parle. Même si la langue est le principal “marqueur identitaire”, elle n’en est pas le seul. Il y a aussi l’histoire, la géographie, les coutumes, traditions, etc. Sinon, cela voudrait dire que le jeune qui a perdu la connaissance du flamand parlé par ses parents…ne serait plus flamand ! Ce qui est absurde !
Ce réductionnisme linguistique affecte trop souvent – par déformation parfois compréhensible – ceux qui se battent pour la langue. Qu’ils soient du Westhoek ou de Flandre belge.
Il y a des Flamands flamandophones (Westhoek) ET des Flamands de langue romane (Lille et Douai)…comme il y a des Bretons bretonnants ET des Bretons parlant le “gallo”, ou des Irlandais parlant le gaélique ET des Irlandais parlant anglais. Ces derniers sont même très largement majoritaires, et allez leur dire que parce qu’ils parlent anglais, ils sont anglais !
Je suis d’accord avec tout le monde dans le sens qu’il n’y a pas toujours de réponse unique voire claire à des questions si personnelles. Je suis flamand jusqu’au tombeau pourtant j’ai des grands parents de l’Artois flamingant ( basse Flandre ) qui parlaient picard et les autres de la Flandre française qui comprenaient le flamand. Notre propre dénigrement – programmé – a laissé place à un ovni parisien, le chti pondu par les titis. Ce machin niais et vexatoire a phagocyté le picard qui lui-même phagocytait le flamand. Maintenant si certains se sentent chtis ca me parait un processus logique d’acculturation, tout a été mis en œuvre pour cette ” réussite “. Les bretons se sont clairement regroupés sur la langue bretonnante sans rejeter le gallo pendant que nous nous amusons pathétiquement à dessiner le recul du flamand qui finira en point cardinal. Le picard finira au même point cardinal, ça nous permettra de trinquer deux fois à ce futur mémorial.
[...] pouvez retrouver le reste du dossier «Que signifie de nos jours être un Flamand de France ? » grâce à ce [...]
Il ne faut pas limiter la Flandre au seul critère de la langue, la Flandre Romane est autant flamande que le westhoek,dire que l’on ne parle plus le flamand en Flandre Gallicante depuis le 8 eme siècle est érroné,on y rencontre encore des Flamandophone Wervick,Roncq,Halluin…De meme pour les traditions elles sont toujours ici bien présente. Pour conclure le westhoek voit lui aussi depuis plus d’un siècle le recule du vlaemsch et si rien n’est fait rapidement il aura complètement disparu dans 50 ans. Alors ne faisons pas le jeu des jacobins nous sommes tous Flamand(Westhoek,plaine de la Lys,Flandre gallicante et n’oublions pas une partie du Pas de Calais).Défendons tous ensembles notre culture.
Allés voor Vlaenderen.
Titje.
Bonjour,
n’habitant hélas pas la Flandre et n’étant pas né dans cette belle région,je me sens néanmoins flamand de France et fier de mes origines.Tous mes ancêtres sont originaires de cette région,depuis 12 générations :Teteghem,Oudezeele,Houtkerque,Bergues,Cassel,Herzeele et j’en passe ! je ne le suis peut-être que de cœur pour vous, mais croyez-moi, quand on me demande d’où vient mon nom,, je cite immédiatement la Flandre avec fierté ! Félicitations pour votre site, que je viens dedécouvrir,je vais ce de pas m’y inscrire.
Bien cordialement et encore bravo.
Patrice
Goedendag,
Bien qu’admiratif devant tout le travail accomli sur ce site en faveur de la culture flamande de France, je découvre avec stupeur que, né et vivant en Flandre romane, de parents issus de familles originaires du Westhoek et de Flandre belge bien que n’en parlant plus la langue, je ne pourrais pas, suivant les critères énoncés plus haut, me considérer moi-même comme flamand. Même si nous ne partageons plus la même langue depuis des siècles, notre histoire n’est elle pas commune ?
Quid de certains de nos dirigeants historiques, à la glorieuse époque comtale, qui n’étaient pas néerlandophones eux-mêmes et qui se sont pourtant battus pour la Flandre ? Les seigneurs de Lille, de Roubaix et j’en passe, ou encore, pour ne citer que lui, le comte Ferrand de Portugal, qui pourtant se sont battus pour notre province ne mériteraient donc pas cette reconnaissance ? Les descendants, bien que francophones, de familles flamandes militant pour la reconnaissance de la culture et de l’identité flamande ne le méritent donc pas non plus ? Ne risquerait-on pas, à vouloir limiter l’identité flamande à la seule zone du Westhoek, de la voir s’asphyxier et s’eutrophiser au point d’en disparaître ?
La langue est une chose, et certes, il existe quelques différences culturelles, mais le flamand gallican, et je ne parle pas des bourgeois “parisianisés” de Lille, n’en est pas moins germain de caractère et de culture. Il n’est pas wallon, hennuyer ou artésien, il n’y a pas non plus de mine en Flandre lilloise pour reprendre un des arguments cités plus haut. Où devrait-on se situer si, en sus, on ne pouvait plus se considérer comme flamand ? Devrait-on se considérer comme assimilés “ch’tis” à l’insu de notre plein gré, en s’asseyant sur notre histoire et nos particularismes culturels ? Personnellement, je pense, et persisterai toujours à penser, que la Flandre romane et ses habitants ont leur place dans la culture et l’identité flamande de France, et les en expulser serait amputer la Flandre française d’une partie de son histoire et de son essence, ce qui serait dommage pour notre culture, qu’on soit flamingants ou pas…